VIVRE AVEC ...

Avec [celle ou celui que nous aimions], nous avons cessé de parler, 

et ce n’est pas le silence ", René Char.

LA VIE EST BELLE !

Etonnante la vie parfois. Je m'étais assise avec l'intention d'écrire un texte qui vous parlerait d'amour, celui qui sauve, finalement plus peut-être celui qu'on donne que celui qu'on reçoit. mais les mots m'ont échappé, noircissant l'écran malgré moi. Sans que je m'y attende, j'étais couchée là en quelques lignes. Et alors que je vous encourage à le faire, il n'était pas question de partager cette part la plus intime de moi-même, celle qui éclaire sans doute le mieux ce que je suis aujourd'hui... Peur de me perdre, d'y laisser l'essentiel... Mon histoire est tout ce qui me reste.

Il y a plein d'expériences qui me sont étrangères, comme la fin ou la guerre. Il m'est arrivé de connaître la douleur extrême, physique et morale, comme tout le monde, certains plus que d'autres. Je sais à quel point on peut perdre pied et souhaiter tout arrêter. Je pensais avoir connu le pire mais je me trompais, ô combien j'étais loin du compte. Je n'avais pas réalisé alors que quelque soit la difficulté de l'épreuve, j'avais toujours la possibilité de m'accrocher à l'idée qu'un jour, cela irait mieux dans ma vie et je ne m'en privais pas. Nouvel amoureux, progrès de la médecine, rentrée d'argent, le temps qui passe... 

Jusqu'à la minute où c'est arrivé où ma vie a définitivement basculé. Inutile d'essayer de redonner un coup de pied au fond de la piscine pour rechercher de l'air, refaire surface n'y changera rien. Plus rien désormais n'y changera rien. Tout espoir est mort, chaque seconde te le rappelle cruellement et la majeure partie de ton énergie passe à essayer de faire avec. Quand on manque d'oxygène, on finit par s'éteindre tout à fait. Ceux qui sont morts à l'intérieur regrettent le temps perdus à souffrir avant, en comparaison de ce qu'ils traversent maintenant. S'ils avaient su, ils auraient relativisé, le kg en trop, le licenciement, la contravention et même l'opération. Arrête, personne ne peut vivre comme cela. Tu le fais toi? Alors. Ils ne t'écouteront pas parce que cela n'arrive qu'aux autres.

Vivre avec philosophie, exiger avec boulimie le bonheur, oh pas forcément un grand mais une odeur de café, un papillon qui se pose sur une fleur, un coucher de soleil, chantonner sous la douche, téléphoner à une amie, un bon carré de chocolat ou la tablette... Se dépêcher d'appeler ceux qu'on aime, le leur répéter, les serrer dans nos bras. Avant qu'ils ne soit trop tard et que l'on soit condamné, enfermé dans une antichambre à se souvenir le temps où on était vivant.


                                                                                                                                                                                                STME



Offert par Berengere Pons émoticône heart


Rien ne peut apaiser ta souffrance si ce n'est le présent, l'amitié, l'amour. Comment t'aider lorsque cette douleur nous est étrangère ? 
La seule certitude est qu'il faut que tu vives, aussi insupportable cela soit-il, non pas pour ceux qui sont vivants - tu ne peux pas l'entendre- mais pour toi et pour l'amour que celui qui n'es plus te porte, il est vivant en toi et tu dois le faire vivre en toi, sa gaité, sa joie de vivre, son humour. 

Un jour, au soleil, tu retrouveras le plaisir de te laisser caresser par la chaleur bienveillante des rayons et cela au plus profond de toi. Tu te surprendras à sourire et ce sourire rayonnera en toi.
Tu te retrouveras comme si tu retrouvais un vieil ami. 
Tu te concentreras sur le présent, nourrie du passé et sans inquiétude pour l'avenir. 
Tu te laisseras aimer et aider. Tu comprendras que vivre n'est pas une trahison mais un acte d'amour. émoticône smile


TU APPRENDRAS ...

Après quelque temps,

Tu apprendras la différence entre tendre la main et secourir une âme.

Et tu apprendras que aimer ne signifie pas s’appuyer, et que compagnie ne signifie pas toujours sécurité.

Tu commenceras à apprendre que les baisers ne sont pas des contrats, ni des cadeaux, ni des promesses…

Tu commenceras à accepter tes échecs la tête haute, comme un adulte, et non avec la tristesse d’un enfant.

Et tu apprendras à construire aujourd’hui tes chemins, parce que le terrain de demain est incertain, et ne garantit pas la réalisation des projets, et que le futur a l’habitude de ne pas tenir ses promesses.

Après un certain temps,

Tu apprendras que le soleil brûle si tu t’y exposes trop.

Tu accepteras le fait que même les meilleurs peuvent te blesser parfois, et que tu auras à leur pardonner.

Tu apprendras que parler peut alléger les douleurs de l’âme.

Tu apprendras qu’il faut beaucoup d’années pour bâtir la confiance, et à peine quelques secondes pour la détruire, et que, toi aussi, tu pourrais faire des choses dont tu te repentiras le reste de ta vie.

Tu apprendras que les vraies amitiés continuent à grandir malgré la séparation.
Et que ce qui compte, ce n’est pas ce que tu possèdes, mais qui compte dans ta vie.

Et que les bons amis sont la famille qu’il nous est permis de choisir.

Tu apprendras que nous n’avons pas à changer d’amis, si nous acceptons que nos amis changent et évoluent.

Tu expérimenteras que tu peux passer de bons moments avec ton meilleur ami en faisant n’importe quoi, ou en ne rien faisant, seulement pour le plaisir de jouir de sa compagnie.

Tu découvriras que souvent nous prenons à la légère les personnes qui nous importent le plus ; et pour cela nous devons toujours dire à ces personnes que nous les aimons, car nous ne savons jamais si c’est la dernière fois que nous les voyons…

Tu apprendras que les circonstances, et l’ambiance qui nous entoure, ont une influence sur nous, mais que nous sommes les uniques responsables de ce que nous faisons.

Tu commenceras à comprendre que nous ne devons pas nous comparer aux autres, sauf si nous désirons les imiter pour nous améliorer.

Tu découvriras qu’il te faut beaucoup de temps pour être enfin la personne que tu désires être, et que le temps est court…

Tu apprendras que si tu ne contrôles pas tes actes, eux te contrôleront.

Et qu’être souple ne signifie pas être mou ou ne pas avoir de personnalité : car peu importe à quel point une situation est délicate ou complexe, il y a toujours deux manières de l’aborder.

Tu apprendras que les héros sont des personnes qui ont fait ce qu’il était nécessaire de faire, en assumant les conséquences.

Tu apprendras que la patience requiert une longue pratique.

Tu découvriras que parfois, la personne dont tu crois qu’elle te piétinera si tu tombes, est l’une des rares qui t’aidera à te relever.

Mûrir dépend davantage de ce que t’apprennent tes expériences que des années que tu as vécues.

Tu apprendras que tu tiens beaucoup plus de tes parents que tu veux bien le croire.

Tu apprendras qu’il ne faut jamais dire à un enfant que ses rêves sont des bêtises, car peu de choses sont aussi humiliantes; et ce serait une tragédie s’il te croyait, car cela lui enlèverait l’espérance !

Tu apprendras que, lorsque tu sens de la colère et de la rage en toi, tu en as le droit, mais cela ne te donne pas le droit d’être cruel.

Tu découvriras que, simplement parce que telle personne ne t’aime pas comme tu le désires, cela ne signifie pas qu’elle ne t’aime pas autant qu’elle en est capable : car il y a des personnes qui nous aiment, mais qui ne savent pas comment nous le prouver…

Il ne suffit pas toujours d’être pardonné par les autres, parfois tu auras à apprendre à te pardonner à toi-même…

Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et parfois condamné…

Tu apprendras que, peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner. 

Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs…

Alors, et alors seulement, tu sauras ce que tu peux réellement endurer; que tu es fort, et que tu pourrais aller bien plus loin que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer !

C’est que réellement, la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter !

Jorge Luis Borgès : Apprendiendo